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C'est l'été, une période plus propice à la réflexion et au travail simple et éphémère. Juillet et août sont deux mois où, souvent, je n'ai pas très envie de produire des choses durables.
Je sors d'une année assez rude en projets, la nécessité d'un « lâcher prise » est importante.
Les conditions climatiques se prêtent bien aux sorties, à la création éphémère et à l'insouciance. Oh, bien sûr, il y a beaucoup de choses à revoir, d'abord mon équipement photographique n'est pas à la hauteur de mes espérances et je travaille à cette acquisition indispensable. La photo est une trace qui m'obsède beaucoup et, à bien des niveaux, elle devient une approche nécessaire dans ma démarche.
Je suis toujours en mouvement.
Cela implique une remise en question de l’archivage et du stockage des pièces réalisées, de ce fait cette empreinte instantanée devient un élément de plus en plus fort dans le processus.
Revenons justement sur certains points.
Durant deux ans et demi, j'ai travaillé pour mettre en place deux écritures combinables. Force est de constater qu'aujourd'hui, c'est acquis, je n'ai plus à revenir là-dessus, donc l’idée du nomadisme se fait plus fort. J'ai beaucoup bougé cette année, elle n'est pas terminée, et d'autres voyages m'attendent. Lorsque je suis sur les routes, je n'ai pas trente six solutions pour produire. Les toiles sont impensables. Il me reste donc le travail éphémère.
Quatre pistes :
- le pochoir
- l'affiche
- les murs et traces diverses sur supports variés
- le body painting
Le pochoir.
Dans l'ensemble, une technique assez simple, plutôt orientée vers la visualisation de visages customisés, qui peut d'ailleurs se combiner avec les affiches dans le processus de prod et permet surtout une approche NB des glyphes Pandora.
l' affiche.
Plusieurs pistes, soit de grands papiers carrés, peints et collés, soit des Pandoras découpés et traités à la bombe ou au feutre.
Les murs.
A ce stade, je n'envisage pas la prise de murs en couleur, mais toujours en noir et blanc.
Le body painting.
Certainement le travail le plus abouti, qui nécessite une logistique plus complexe. D'abord la disposition de modèles, ce qui se précise de plus en plus ; ensuite, la logique des prises de vue et du cadrage qui, pour moi, doivent se faire sur le lieu même du body, sans artifices particuliers. Sur ce mode de production d'ailleurs, la série M31 (nom de code) se partage en deux pistes clairement distinctes. A l'heure actuelle, je planche sur deux orientations, un carnet de voyage où le dos devient le support parchemin d'une histoire, mais aussi le body-painting intégral qui me permet de lâcher des créatures retransfigurées.
Le travail de body d'ailleurs devenir affiche ou pochoir. Bref, tout cela se tient et a pour finalité la trace photo.
Justement, quel est le rôle de la photo à ce stade, dans ces quatre processus de prod ?
C'est avant tout la trace instantanée d'un instant éphémère. Ensuite, d'un point de vue pratique, ça reste un fichier HD numérique, stocké sur disque dur et transportable partout. Nous pouvons, à ce niveau, envisager un tirage dans presque tous les pays du monde, en imaginer la diffusion par films, ouvrir des pistes d'installation de large diffusion, mais c'est surtout, pour moi, l'occasion de surfer sur un thème principal, celui de l'absence-présence.
Ensuite, la photo permet l'option du multiple. En temps normal, la peinture sur toile rend l'œuvre unique, mais qu'en est-il d'une création unique sur support éphémère dont la trace se démultiplie pour laisser une large place à des variations?
La photo est de plus en plus présente sur le marché de l'art, elle est une expression aussi forte que la peinture et la sculpture. Elle permet un traitement différent de l'univers de l'artiste et joue surtout son rôle d'approche tridimensionnelle où la distance impose des limites. Pour moi, elle me permet surtout une grande liberté à tous les niveaux.
Création, expositions, diffusion sont les enjeux à venir sur lesquels je mise, puisque les écritures sont là.... La photographie est très certainement la production qui prendra de plus en plus de place dans l'avenir. Sa mise en route va prendre beaucoup de temps et m'obligera à repenser beaucoup de choses. Elle est fortement liée au nomadisme, étape à laquelle je me prépare.
Chaque photo fera l'objet d'un traitement chromatique, très long, fastidieux et lourd à gérer, car accéder à une couleur à part ne se fait pas en un tour de clic. D'ici la rentrée, nous étudierons le financement d’un appareil photo qui sera l'essentiel de notre investissement (alors que la peinture n'est pas aussi onéreuse). Ensuite viendra la phase de test pour créer l'ambiance de cet univers photo.
Je vais donc prendre un peu de recul pour tester certaines choses. Sur ce, bonnes vacances à toutes et à tous.
Les conditions climatiques se prêtent bien aux sorties, à la création éphémère et à l'insouciance. Oh, bien sûr, il y a beaucoup de choses à revoir, d'abord mon équipement photographique n'est pas à la hauteur de mes espérances et je travaille à cette acquisition indispensable. La photo est une trace qui m'obsède beaucoup et, à bien des niveaux, elle devient une approche nécessaire dans ma démarche.
Je suis toujours en mouvement.
Cela implique une remise en question de l’archivage et du stockage des pièces réalisées, de ce fait cette empreinte instantanée devient un élément de plus en plus fort dans le processus.
Revenons justement sur certains points.
Durant deux ans et demi, j'ai travaillé pour mettre en place deux écritures combinables. Force est de constater qu'aujourd'hui, c'est acquis, je n'ai plus à revenir là-dessus, donc l’idée du nomadisme se fait plus fort. J'ai beaucoup bougé cette année, elle n'est pas terminée, et d'autres voyages m'attendent. Lorsque je suis sur les routes, je n'ai pas trente six solutions pour produire. Les toiles sont impensables. Il me reste donc le travail éphémère.
Quatre pistes :
- le pochoir
- l'affiche
- les murs et traces diverses sur supports variés
- le body painting
Le pochoir.
Dans l'ensemble, une technique assez simple, plutôt orientée vers la visualisation de visages customisés, qui peut d'ailleurs se combiner avec les affiches dans le processus de prod et permet surtout une approche NB des glyphes Pandora.
l' affiche.
Plusieurs pistes, soit de grands papiers carrés, peints et collés, soit des Pandoras découpés et traités à la bombe ou au feutre.
Les murs.
A ce stade, je n'envisage pas la prise de murs en couleur, mais toujours en noir et blanc.
Le body painting.
Certainement le travail le plus abouti, qui nécessite une logistique plus complexe. D'abord la disposition de modèles, ce qui se précise de plus en plus ; ensuite, la logique des prises de vue et du cadrage qui, pour moi, doivent se faire sur le lieu même du body, sans artifices particuliers. Sur ce mode de production d'ailleurs, la série M31 (nom de code) se partage en deux pistes clairement distinctes. A l'heure actuelle, je planche sur deux orientations, un carnet de voyage où le dos devient le support parchemin d'une histoire, mais aussi le body-painting intégral qui me permet de lâcher des créatures retransfigurées.
Le travail de body d'ailleurs devenir affiche ou pochoir. Bref, tout cela se tient et a pour finalité la trace photo.
Justement, quel est le rôle de la photo à ce stade, dans ces quatre processus de prod ?
C'est avant tout la trace instantanée d'un instant éphémère. Ensuite, d'un point de vue pratique, ça reste un fichier HD numérique, stocké sur disque dur et transportable partout. Nous pouvons, à ce niveau, envisager un tirage dans presque tous les pays du monde, en imaginer la diffusion par films, ouvrir des pistes d'installation de large diffusion, mais c'est surtout, pour moi, l'occasion de surfer sur un thème principal, celui de l'absence-présence.
Ensuite, la photo permet l'option du multiple. En temps normal, la peinture sur toile rend l'œuvre unique, mais qu'en est-il d'une création unique sur support éphémère dont la trace se démultiplie pour laisser une large place à des variations?
La photo est de plus en plus présente sur le marché de l'art, elle est une expression aussi forte que la peinture et la sculpture. Elle permet un traitement différent de l'univers de l'artiste et joue surtout son rôle d'approche tridimensionnelle où la distance impose des limites. Pour moi, elle me permet surtout une grande liberté à tous les niveaux.
Création, expositions, diffusion sont les enjeux à venir sur lesquels je mise, puisque les écritures sont là.... La photographie est très certainement la production qui prendra de plus en plus de place dans l'avenir. Sa mise en route va prendre beaucoup de temps et m'obligera à repenser beaucoup de choses. Elle est fortement liée au nomadisme, étape à laquelle je me prépare.
Chaque photo fera l'objet d'un traitement chromatique, très long, fastidieux et lourd à gérer, car accéder à une couleur à part ne se fait pas en un tour de clic. D'ici la rentrée, nous étudierons le financement d’un appareil photo qui sera l'essentiel de notre investissement (alors que la peinture n'est pas aussi onéreuse). Ensuite viendra la phase de test pour créer l'ambiance de cet univers photo.
Je vais donc prendre un peu de recul pour tester certaines choses. Sur ce, bonnes vacances à toutes et à tous.
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