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La petite histoire sur d'un buveur de vent éphémère .....
C'est l'histoire d'une aventure un peu folle ...
Retour sur le point de départ. Valérie Penven, commissaire d'exposition à l'initiative du projet "Les Sentiers de l'Art", exposition de sculptures monumentales au Polo Club de St Tropez, m'invite à participer à cette manifestation. Après bien des péripéties, je crée ce que je pensais ne jamais pouvoir imaginer : la sculpture peinte d'un pur-sang arabe : ASHAH.
Passé l'état de bonheur lié finalement à cette création, je ressens au final une insatisfaction qui ne va plus me quitter. Pour un peintre ou un sculpteur, l'idée que ce qui sort de nos mains reste immobile, nous renvoie à l'ultime désir du mouvement, cette pure obsession qui m'habite quand je fais un body painting , à savoir, "lève-toi et marche" …
Comment concevoir ces supports que je transfigure comme des objets inertes ?
Un souffle de vie, des regards qui s'échangent, cinq ou six heures de travail pour trente secondes de pur bonheur …
Ce que je crée est tout un monde.
Cela m'appartient et je suis en droit de tout imaginer ...
La sculpture de ce pur-sang ne peut pas s'arrêter là.
Comment dire ?
C'est un peu compliqué.
Quand bien même le support sur lequel je dessine est une chose réelle, de mon côté je le perçois d'une tout autre manière. Un peu comme si, d’un clignement de paupières je passais d'un monde à un autre. Parfois je discute avec une personne, je regarde une table, un mur, un objet commun... je bascule et tout devient autre devant moi. Arrivé à ce stade de perception assez folle, il est très rare que j'assouvisse mes désirs, sauf quand je rencontre des gens téméraires qui m’aident à les réaliser.
C'est le cas de Patrice Curti, éleveur de Purs-Sangs de son état, qui croise mon chemin au détour d'une exposition et qui, comme tous les hommes passionné, aime cette vie qui s'anime. Je ne pouvais pas avoir une meilleure chance que faire cette rencontre. Difficile de comprendre pourquoi je sens ce possible. En tout état de cause, il faut aimer l'idée de voir son cheval d'un autre oeil. J'aime ce cheval vivant que je vais peindre, parce qu'il est le premier, parce que c'est lui qui va me faire vivre le stress du passage, un peu comme un puceau qui va voir sa première femme pour devenir un homme, parce que c'est lui qui va me permettre, non seulement de le voir autrement, mais aussi de franchir la barrière de séparation entre l'utopie totale et la réalité pour devenir SÄRGOSH, le buveur de vent...
Aujourd'hui la ligne de départ est définie. Rendez-vous en septembre pour une séance de longue haleine où le magnifique deviendra une oeuvre d'art vivante. Ici, tout sera transfiguré, la bête sera tout autre. Ne restera de cette folie qu'une trace fixe, arrêt sur image d'une illusion visible, l' existence totalement éphémère d'un désir réel.
Retour sur le point de départ. Valérie Penven, commissaire d'exposition à l'initiative du projet "Les Sentiers de l'Art", exposition de sculptures monumentales au Polo Club de St Tropez, m'invite à participer à cette manifestation. Après bien des péripéties, je crée ce que je pensais ne jamais pouvoir imaginer : la sculpture peinte d'un pur-sang arabe : ASHAH.
Passé l'état de bonheur lié finalement à cette création, je ressens au final une insatisfaction qui ne va plus me quitter. Pour un peintre ou un sculpteur, l'idée que ce qui sort de nos mains reste immobile, nous renvoie à l'ultime désir du mouvement, cette pure obsession qui m'habite quand je fais un body painting , à savoir, "lève-toi et marche" …
Comment concevoir ces supports que je transfigure comme des objets inertes ?
Un souffle de vie, des regards qui s'échangent, cinq ou six heures de travail pour trente secondes de pur bonheur …
Ce que je crée est tout un monde.
Cela m'appartient et je suis en droit de tout imaginer ...
La sculpture de ce pur-sang ne peut pas s'arrêter là.
Comment dire ?
C'est un peu compliqué.
Quand bien même le support sur lequel je dessine est une chose réelle, de mon côté je le perçois d'une tout autre manière. Un peu comme si, d’un clignement de paupières je passais d'un monde à un autre. Parfois je discute avec une personne, je regarde une table, un mur, un objet commun... je bascule et tout devient autre devant moi. Arrivé à ce stade de perception assez folle, il est très rare que j'assouvisse mes désirs, sauf quand je rencontre des gens téméraires qui m’aident à les réaliser.
C'est le cas de Patrice Curti, éleveur de Purs-Sangs de son état, qui croise mon chemin au détour d'une exposition et qui, comme tous les hommes passionné, aime cette vie qui s'anime. Je ne pouvais pas avoir une meilleure chance que faire cette rencontre. Difficile de comprendre pourquoi je sens ce possible. En tout état de cause, il faut aimer l'idée de voir son cheval d'un autre oeil. J'aime ce cheval vivant que je vais peindre, parce qu'il est le premier, parce que c'est lui qui va me faire vivre le stress du passage, un peu comme un puceau qui va voir sa première femme pour devenir un homme, parce que c'est lui qui va me permettre, non seulement de le voir autrement, mais aussi de franchir la barrière de séparation entre l'utopie totale et la réalité pour devenir SÄRGOSH, le buveur de vent...
Aujourd'hui la ligne de départ est définie. Rendez-vous en septembre pour une séance de longue haleine où le magnifique deviendra une oeuvre d'art vivante. Ici, tout sera transfiguré, la bête sera tout autre. Ne restera de cette folie qu'une trace fixe, arrêt sur image d'une illusion visible, l' existence totalement éphémère d'un désir réel.
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