Présentation du carnet
Ouverture du carnet blog
Ce carnet, conçu comme un livre ouvert, parlera d’un ensemble de sujets variés. Il sera, je l'espère, alimenté régulièrement. Des coups de gueule, des coups de coeur, un journal simple où je pourrai lâcher mes émotions, mes réflexions et échanger avec vous.
Lancement du site portail fluxser.com
Aujourd’hui 16 avril 2009 : en ce jour, sortent le site fluxser.com et son carnet blog.
J'ai voulu ouvrir ce portail pour présenter mon travail artistique, donner lecture sur un ensemble de recherches picturales, mais aussi, tout particulièrement, y donner mes impressions et parler de mes découvertes et de mes rencontres.
Rien n'aurait été possible sans l'aide précieuse de mes amis et amies, et je tiens à remercier tout particulièrement Sylvie, Claude, Anne et Geneviève, pour leurs conseils avisés.
Le portail Fluxser regroupe un ensemble de rubriques dont voici les principales fonctions :
- La rubrique Présentation où je vous détaille le pourquoi du comment du signe S.E.R et la raison d'être de Fluxser.
- La rubrique "Galerie" qui regroupe l'ensemble des productions réalisées, ainsi que les projets picturaux en cours.
- La rubrique "Résidence A" qui accueillera prochainement, je l'espère, sur invitation, des artistes en résidence pour une durée de 3 mois.
- Les rubriques "Video" et "Audio" où vous pourrez voir et entendre un ensemble de reportages.
- La rubrique "Services" qui détaille les modalités de location d'oeuvres d'art pour 3, 6 ou 12 mois, avec option d'achat.
- La rubrique "Forum de discussion" accessible avant tout aux membres inscrits sur le site.
- Enfin, la rubrique "Boutique" qui proposera des créations fragmentées et multiples, tirées à 31 exemplaires maximum, à des prix raisonnables et qui vous seront livrées où que vous soyez, via nos partenaires transporteurs.
Ce site Internet, à la fois atelier de production, galerie d'art, boutique de vente et outil de communication, correspond totalement à ce que j'attendais. Il est perçu véritablement comme une extension du travail physique et artistique. Pour moi, son installation arrive au bon moment, après plus de 10 ans d'interruption, mais aussi de réflexion sur les raisons qui nous poussent, nous, êtres humains, à créer et rechercher une écriture qui nous soit propre.
Pendant des années, une obsession surtout fut récurrente, l'obsession de la liberté d'expression. Il m'était impossible d'être moi-même en supportant le poids de la dépendance technique et matérielle. A mes tout débuts, fortement influencé par le mouvement des années 80 et le fauvisme, la couleur foisonnait en multiples nuances sur mes toiles et j'étais en quelque sorte physiquement lié à l'espace de l'atelier, isolé dans cette alchimie colorée que je préparais moi-même en mélangeant dans des pots les poudres de couleurs et le liant Caparol. Bien qu'appréciant cette préparation qui faisait de moi un cuisinier plasticien, je me devais de casser cette dépendance et, pour cette raison évidente, je me suis concentré sur l'essentiel, c'est-à-dire l'écriture.
Il m'a fallu beaucoup de temps, stopper tout travail sur le papier, sur la toile, pour plonger au tréfonds de mon cerveau, dans mon imaginaire, et partir en exploration dans des contrées désertiques où le noir dominait, laissant place ensuite au blanc et à l'ocre rouge.
Est-ce mes origines du Plat Pays qui me poussent systématiquement à toujours voir un vide noir comme du charbon, un blanc flamboyant au paroxysme de sa combustion, puis une terre rougie ? Je ne saurais vraiment le dire, mais indiscutablement le noir est ce que j'appelle "agent de l'esprit", empreinte directe, il est le lien qui unit la pensée à la main, et sa trace est profonde.
Je me remémore toujours cette longue période d'incertitude avant d’aboutir à cette évidence, cette logique dans le développement d'un créateur, quelle que soit sa discipline ou son expression. Il faut obligatoirement passer par cette étape car, me semble-t-il, rien n'existe tant que la main n'est pas maîtrisée. Opter pour la solution de la terre brûlée, détruire ce qui est imparfait et, à peine créé, détruire pour créer à nouveau, encore détruire, encore et encore, un cycle sans fin dans un cerveau qui tarde à laisser apparaître enfin une véritable authenticité. Rien ne se donne en vain, tout se conquiert, et l'aveugle doit apprendre à regarder avec son coeur.
Le temps ... Attendre pour qu'enfin la trace apparaisse.
Voir est une chose, mais retranscrire, extraire pour en définitive laisser apparaître une forme qui existe sans exister, pure imagination pourtant si présente, tout cela en est une autre. J'appelle cela de l'extraction mentale, et aussi violente que puisse être cette définition, elle n'en est pas moins exacte car rien ne se donne, tout doit se trouver. C'est une fouille perpétuelle où le hasard tient une grande place. Aucune préparation graphique, tout en une seule fois, sans retour possible ... et l'abandon d’une main qui danse sur une musique aérienne.
L'image se donne à voir dans un premier temps avec insistance, elle se révèle ensuite plus lentement par impressions successives. Il faut l'accepter. Parfois rien n'est définitif, c'est juste une apparition. L'idée du vide et du plein, authenticité primordiale, me poursuit. J'avance sans connaître la vérité, quoi que je fasse. Le vide autour de la trace et le plein de ce sillon qui se creuse sur la surface vaporeuse.
Pour tout cela et parce que c'est un passage obligé, l'année 2009 est donc axée principalement sur l'élaboration et l'acceptation de cette écriture qui semble se composer sans limites possibles. Rien n'est contrôlé et, dans une liberté totale, la main s'échappe et vit sa folle aventure en toute confiance.
L'or, car il faut bien parler de cette couleur, est chargé de valeur et de symbolisme. Celui du soleil à son zénith et de l'immortalité de l'esprit. L'or représente le rayonnement solaire en tant que symbole de la lumière manifestée, mais aussi d'énergie. Il exprime la connaissance, le don, l'amour et l'affirmation. Je sens viscéralement cette couleur qui transcende ces traces.
C'est donc pour moi comme pour vous, compagnon de carnet qui allez peut-être me suivre, le début d'une longue route sillonnée de vestiges sans fin. J'espère être en mesure de vous faire partager ce plaisir ressenti dans la découverte de cet univers SERique.
Aujourd’hui 16 avril 2009 : en ce jour, sortent le site fluxser.com et son carnet blog.
J'ai voulu ouvrir ce portail pour présenter mon travail artistique, donner lecture sur un ensemble de recherches picturales, mais aussi, tout particulièrement, y donner mes impressions et parler de mes découvertes et de mes rencontres.
Rien n'aurait été possible sans l'aide précieuse de mes amis et amies, et je tiens à remercier tout particulièrement Sylvie, Claude, Anne et Geneviève, pour leurs conseils avisés.
Le portail Fluxser regroupe un ensemble de rubriques dont voici les principales fonctions :
- La rubrique Présentation où je vous détaille le pourquoi du comment du signe S.E.R et la raison d'être de Fluxser.
- La rubrique "Galerie" qui regroupe l'ensemble des productions réalisées, ainsi que les projets picturaux en cours.
- La rubrique "Résidence A" qui accueillera prochainement, je l'espère, sur invitation, des artistes en résidence pour une durée de 3 mois.
- Les rubriques "Video" et "Audio" où vous pourrez voir et entendre un ensemble de reportages.
- La rubrique "Services" qui détaille les modalités de location d'oeuvres d'art pour 3, 6 ou 12 mois, avec option d'achat.
- La rubrique "Forum de discussion" accessible avant tout aux membres inscrits sur le site.
- Enfin, la rubrique "Boutique" qui proposera des créations fragmentées et multiples, tirées à 31 exemplaires maximum, à des prix raisonnables et qui vous seront livrées où que vous soyez, via nos partenaires transporteurs.
Ce site Internet, à la fois atelier de production, galerie d'art, boutique de vente et outil de communication, correspond totalement à ce que j'attendais. Il est perçu véritablement comme une extension du travail physique et artistique. Pour moi, son installation arrive au bon moment, après plus de 10 ans d'interruption, mais aussi de réflexion sur les raisons qui nous poussent, nous, êtres humains, à créer et rechercher une écriture qui nous soit propre.
Pendant des années, une obsession surtout fut récurrente, l'obsession de la liberté d'expression. Il m'était impossible d'être moi-même en supportant le poids de la dépendance technique et matérielle. A mes tout débuts, fortement influencé par le mouvement des années 80 et le fauvisme, la couleur foisonnait en multiples nuances sur mes toiles et j'étais en quelque sorte physiquement lié à l'espace de l'atelier, isolé dans cette alchimie colorée que je préparais moi-même en mélangeant dans des pots les poudres de couleurs et le liant Caparol. Bien qu'appréciant cette préparation qui faisait de moi un cuisinier plasticien, je me devais de casser cette dépendance et, pour cette raison évidente, je me suis concentré sur l'essentiel, c'est-à-dire l'écriture.
Il m'a fallu beaucoup de temps, stopper tout travail sur le papier, sur la toile, pour plonger au tréfonds de mon cerveau, dans mon imaginaire, et partir en exploration dans des contrées désertiques où le noir dominait, laissant place ensuite au blanc et à l'ocre rouge.
Est-ce mes origines du Plat Pays qui me poussent systématiquement à toujours voir un vide noir comme du charbon, un blanc flamboyant au paroxysme de sa combustion, puis une terre rougie ? Je ne saurais vraiment le dire, mais indiscutablement le noir est ce que j'appelle "agent de l'esprit", empreinte directe, il est le lien qui unit la pensée à la main, et sa trace est profonde.
Je me remémore toujours cette longue période d'incertitude avant d’aboutir à cette évidence, cette logique dans le développement d'un créateur, quelle que soit sa discipline ou son expression. Il faut obligatoirement passer par cette étape car, me semble-t-il, rien n'existe tant que la main n'est pas maîtrisée. Opter pour la solution de la terre brûlée, détruire ce qui est imparfait et, à peine créé, détruire pour créer à nouveau, encore détruire, encore et encore, un cycle sans fin dans un cerveau qui tarde à laisser apparaître enfin une véritable authenticité. Rien ne se donne en vain, tout se conquiert, et l'aveugle doit apprendre à regarder avec son coeur.
Le temps ... Attendre pour qu'enfin la trace apparaisse.
Voir est une chose, mais retranscrire, extraire pour en définitive laisser apparaître une forme qui existe sans exister, pure imagination pourtant si présente, tout cela en est une autre. J'appelle cela de l'extraction mentale, et aussi violente que puisse être cette définition, elle n'en est pas moins exacte car rien ne se donne, tout doit se trouver. C'est une fouille perpétuelle où le hasard tient une grande place. Aucune préparation graphique, tout en une seule fois, sans retour possible ... et l'abandon d’une main qui danse sur une musique aérienne.
L'image se donne à voir dans un premier temps avec insistance, elle se révèle ensuite plus lentement par impressions successives. Il faut l'accepter. Parfois rien n'est définitif, c'est juste une apparition. L'idée du vide et du plein, authenticité primordiale, me poursuit. J'avance sans connaître la vérité, quoi que je fasse. Le vide autour de la trace et le plein de ce sillon qui se creuse sur la surface vaporeuse.
Pour tout cela et parce que c'est un passage obligé, l'année 2009 est donc axée principalement sur l'élaboration et l'acceptation de cette écriture qui semble se composer sans limites possibles. Rien n'est contrôlé et, dans une liberté totale, la main s'échappe et vit sa folle aventure en toute confiance.
L'or, car il faut bien parler de cette couleur, est chargé de valeur et de symbolisme. Celui du soleil à son zénith et de l'immortalité de l'esprit. L'or représente le rayonnement solaire en tant que symbole de la lumière manifestée, mais aussi d'énergie. Il exprime la connaissance, le don, l'amour et l'affirmation. Je sens viscéralement cette couleur qui transcende ces traces.
C'est donc pour moi comme pour vous, compagnon de carnet qui allez peut-être me suivre, le début d'une longue route sillonnée de vestiges sans fin. J'espère être en mesure de vous faire partager ce plaisir ressenti dans la découverte de cet univers SERique.
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